Le soleil se lève
et se couche
sur la pointe
des pieds
Le jour il travaille
dans une usine
d'ombres sur-mesure
Le soleil se lève
et se couche
sur la pointe
des pieds
Le jour il travaille
dans une usine
d'ombres sur-mesure
J'ai essayé
d'écrire et puis
miaou
Je voulais
mettre des mots sur
ce truc et puis
miaou
Ça parlait de vie
ça parlait de mort
et donc miaou
Ce n'est pas si
facile de coucher
ces choses-là
près d'un chat qui a faim
Chaque seconde
4 enfants naissent et
2 personnes meurent
Il faut environ 2h30 pour
faire cuire
un pot-au-feu
On nous envelopperait dans
dans du papier bulle et
puis dans un carton et
on écrirait sur
la boîte
Attention fragile
avant de
nous envoyer
à l'autre bout du monde
Voyager dans
le silence
un soupir
pour monture
l'apaisement comme
une arme
ce souvenir précieux
pour seule destination
Il s'en est déjà
fallu de peu
Il s'en faudra
de peu
Il s'en faut toujours
de peu
pour que ça devienne
beaucoup
La nuit touche
à sa fin
et les yeux s'ouvrent
à peine
Juste assez pour
confondre
un fragment de ciel rose et
l'extase absolue
Le temps
passe si vite
Il faut
sauter dedans
Il faut
s'y accrocher
et tenir la cadence
Il faut
que chaque escale
émerveille et parvienne
à nous faire oublier
où l'on va
Et c'est là
tout notre mystère
Nous sommes
à l'intérieur
emplis de mille portes
et certains
les enfoncent
quand d'autres
les entrouvrent
ou encore
y chuchotent
parfois même
les repeignent
Le vent aime
les cheveux
les robes
les tissus oubliés
des cordes à linge
renverser les poubelles
et pousser les mégots
l'herbe mouillée
la fumée
les feuilles
qu'elles soient mortes
ou vivantes
Le vent aime
la pluie
les cils
les arbres
comme les fleurs
la pierre
moins que le bois
les écharpes mal nouées
les plumes et
la poussière
certains nuages
les dos et
les visages
les larmes
les jours qui
n'en finissent jamais
les nuits trop longues
le feu
les cendres
Le vent aime
l'horizon
mais déteste
les murs