De l'autre côté

 

Le soleil est tombé

derriere la montagne

Demain je l'espère 

quelqu'un 

le renverra


Une éclaircie

 


Quelques mots sur mon recueil venant de paraître, à lire sur La Viduité. Un grand merci !

Publication - À quelques nuages près - Janvier 2026 - Éditions Le Condottière

 

⛅️ À QUELQUES NUAGES PRÈS, mon nouveau recueil de poésie vient de paraître aux Éditions Le Condottiere. Le livre est enrichi d’une réédition d’INAUGURATION DE L‘ENNUI paru chez Alma éditeur en 2018, devenu indisponible.

Couverture : Hugues Vollant.

📙LE LIVRE  (254 p. 15 €) :

« Ce livre contient des mots, seulement des mots. Des qui réchauffent et des qui blessent, des qui jaillissent, des qui emportent, des mots qui osent et d’autres qui ne viennent pas, des que l’on perd ou que l’on garde, qu’on invente, qui brisent le silence ou qu’on ne dira jamais, des isolés, des en pagaille, des vides de sens et des pleins de tendresse, des mots qu’on n’a pas, qu’on devine, et puis avec un peu de chance, ceux qu’on attend. »

*

 

Qu'elle vous soit douce, et parsemée de jolis imprévus.

On fait c'qu'on veut

 

Et puis 

de toute façon

que risque-t-on 

vraiment à sortir les

poubelles en souriant ?

Teaser - À quelques nuages près

 

En début d'année prochaine, le 15 janvier plus précisément, paraîtra un nouveau recueil aux Éditions Le Condottière (merci à eux pour le superbe travail effectué). Il s'intitule "À quelques nuages près", et est précédé pour l'occasion de mon autre recueil paru il y a quelques années chez Alma,"Inauguration de l'ennui".

Passez une belle et la plus douce fin d'année possible.



Chronique - Revue Décharge - Novembre 2025

 « Il arrive qu’on achète un livre sur un malentendu. Par exemple, quand j’ai acquis maudire le béton, de Guillaume Siaudeau (nuit myrtide éditions, 2017), je pensais tout bonnement me repaître d’un texte militant conspuant la surexploitation du sable de rivière. La couverture, avec son dessin évoquant une cimenterie, et une page ouverte au hasard semblaient le confirmer :


« Tu te souviendras du jour

où je t’ai dit

que pour apprivoiser le désert

il faut

apprendre à maudire

le béton »


Et puis non. Je veux dire, et puis non, mais si quand même. maudire le béton dépeint, au futur, un univers transformé en désert aride, « Il fera chaud/comme mille brasiers », « Il n’y aura plus/de saisons/la chaleur se revêtira comme/un long manteau […] », si ce n’est hostile : « Il y aura des coyotes/des vautours coriaces », « Les tempêtes de sable/nous transformeront/en lézards jaunes ». Ce monde à venir a l’allure d’un monde d’après ; pourtant, contre toute attente, l’annonce ne se fait à aucun moment sombre ou désespérée. Tour de force : cette projection, comme les parfums de Baudelaire dans les Correspondances, a la fraîcheur des chairs d’enfants, et des sons clairs se diffusent au gré des pages. […] »

La suite est à lire sur le site de la revue Décharge, ICI.

Un grand merci à Florence Saint-Roch pour sa belle chronique sur mon "Maudire le béton", paru il y a quelques années chez Nuit Myrtide.

Porte ouverte

 

Hier c'était 

porte ouverte dans 

ma tête 

Pour l'occasion le soleil

avait confectionné quelques

petits souvenirs sucrés

et à la nuit tombée

il ne fallait pas manquer la

visite guidée de

ma douce asthénie

Issue de secours

 

Tu te sortiras de

certains jours en 

retrouvant le trou

à la surface de la glace

Fil rouge


Un beau matin tu

te réveilles tu

regardes en arrière et 

te rends compte que

ta vie s'est accrochée puis déroule 

cette pelotte mêlée 

de peurs et de petites extases

et tu la traînes 

depuis toujours

Bonheur imaginaire

 

La lumière décline 

Les sourires deviennent

lents puis imperceptibles

Bientôt le véritable bonheur

n'existe plus que dans

l'imaginaire

de quelques enfants

Pas grand chose

 

Quand le jour est

bien levé 

grimé

soigné

apprêté 

que reste-t-il de 

nos questions 

de la nuit

des monstres et

des danses

des rêves 

des idées 

plus ou moins bonnes

des grands seigneurs et

des petits truands

des beaux projets

des cocons

des planques

des flammes

Quand le jour est

complètement levé

que reste-t-il sinon

pauvres vétilles et 

quelques cacahuètes

Une simple rêverie

 

Le présentateur demande

à l'invité sa définition de

l'inspiration et je 

réponds à sa place dans ma tête que

l'inspiration est une poche

pleine de miettes où 

de temps à autre on retrouve 

une pièce de monnaie

un briquet ou encore

un mouchoir fossilisé et 

parfois même avec

beaucoup de chance

un merveilleux dessin d'enfant 

plié en 4

À consommer de préférence

 

Chaque souvenir a

un parfum et 

une couleur particuliers

Je ne vous apprendrai rien

encore aujourd'hui hélas mais celui-ci 

est rose bonbon ce qui 

dénote étrangement avec 

son goût de chocolat ainsi que ses 

petites bulles inattendues

et j'ai choisi de le

boire très frais en regardant pour

la énième fois ce fameux film 

triste à mourir

Sobriquet

 

Je n'aime pas 

spécialement les surnoms

mais on a

quand-même envie

d'appeler certains lundis matins

3 francs 6 sous

Ce sera bien suffisant

Ça se passe 

toujours ainsi

Le jour dépose 

les fournitures 

au pied de la maison

Des branches 

une mésange charbonnière 

plusieurs feuilles trouées 

un timide éclat

de lumière et

sans doute la plus belle 

pièce d'une minuscule dinette 

en plastique rose

Voilà tout ce qu'il faut pour

construire un petit rêve

Trajectoires circulaires

 

Autour de 

la maison

des circonvolutions d'oiseaux

esquissent le plus court 

chemin qui mène à toi

Le secret d'un début de journée réussi

 

Ouvrir les volets avec 

la même préoccupation que 

lorsqu'on referme

un bon livre

Falling

 

La pluie l'a 

déjà fait récemment 

une mauvaise nouvelle également 

l'autre jour et

la petite fille d'à côté qui apprend à 

faire du vélo hier elle aussi

alors je me demande 

ce qui pourrait bien encore 

tomber aujourd'hui

Bas les masques

 

On ne voit pas à 

deux mètres ce matin et

j'imagine le soleil arriver 

l'air de rien pour 

lancer à l'automne

plein de feuilles 

rouges givrées

enlève ton

déguisement d'hiver

je t'ai reconnu