Retrouvailles


Après une interminable nuit
loin l'un de l'autre
Dans mes bras
s'exclame la chaîne
de montagne
au petit village encaissé

Publication - Tartes aux pommes et fin du monde - 13 août 2015 - Pocket


"Nous avons tous les trois essayé de secouer Bobby mais ça ne faisait que brasser un peu de poussière et recouvrir ses poils de sable rouge. Ma sœur et moi avons insisté auprès de papa pour mettre Bobby dans le coffre de la voiture et rentrer l'enterrer au fond du jardin. Négatif. Papa a dit que ça ne servait à rien, que Bobby était parti au paradis des chiens.
Alors il a pris Bobby dans ses bras, s'est approché du bord, et l'a jeté du haut de la falaise en murmurant "Maintenant envole-toi, Bobby". Non seulement Bobby ne s'est pas envolé, mais il s'est écrasé en bas à une vitesse impressionnante. Papa aurait pourtant dû savoir que Bobby ne savait pas voler."

TARTES AUX POMMES ET FIN DU MONDE
Pocket / 13 Août 2015
Collection(s) Romans français
120 pages
Format 108 x 177 mm
EAN 9782266248747
5,30 euros

Aujourd'hui mes tartes aux pommes se refont une jeunesse, et je suis heureux de vous annoncer sa réédition au format poche chez Pocket
Paraît également ce 13 août chez Pocket, "Les fuyants" de l'ami Arnaud Dudek.
L'été s'ra chaud, qu'ils disaient...

Réglé au millimètre


Ombres diffuses
lumière éthérée
délicat frottement
de l'air
sur les tempes
petits courants d'air
battant la mesure
à l'unisson
nous sommes
les seules
fausses notes

Le con dans un coin du restaurant


Le QI d'une huître
mais envahissant comme
le plateau
de fruits de mer

Scène de crime


Deux ombres insouciantes
traversent l'après-midi
la nuit les rattrape
et les assassine
1 milliard d'étoiles
se tiennent prêtes
à témoigner

Rien de plus


La brume
s'écarte enfin
Quelques feuilles tremblotantes
l'ombre d'un chat
mort ou endormi
un convoi désordonné
de chenilles processionnaires
la musique lente et familière
d'un jour qui recommence
Voilà tout ce que
l'aube cachait
dans ses mains

Faut finir

© Photo : Robert Byron

C'est une nouvelle
dure à digérer
Il en reprend
un peu quand même

Un peu de poésie dans les bouchons


Merci à Joachim Boitrelle de la librairie La Procure à Reims, pour ce qu'il dit de La dictature des ronces sur le 107.7. À déguster sans modération entre un sandwich en triangle et un pot d'échappement qui crache ses poumons ! (J'ai dû virer le fichier audio car cela déconnait, en espérant que vous pourrez tomber sur la chronique par hasard sur la route des vacances...)

À combien vous la faites ?


Dommage qu'ils n'indiquent
pas les prix sur
les petites attentions
on n'ose
jamais demander

Pour la forme


Deux nuages
regardent les gens
traverser le parc
Regarde celui-ci
on dirait une éclaircie
Et celui-là
juste à gauche
une giboulée
de mars

15 degrés


Tous sourires déployés
et gonflés d'insouciance
les voilà qui plongent
dans leurs souvenirs
finalement 
bien plus froids
que prévu

Un de plus


Ils sont déjà
tout un régiment
dans sa tête
et soudain
on frappe
à la porte

Crois-moi ne me crois pas


Il a les yeux
qui disent
Si je peux
te donner
un conseil
c'est de ne pas
écouter les miens

Véreux


L'été est un fruit
dans lequel grouillent
légions de souvenirs

Rompre le silence


6h
dans la petite rue
en bas
un ange passe
Une meute
de yorkshires
se jette dessus

L'aventurier


Plus que jamais
sur ses gardes
après avoir franchi
plusieurs torrents 
de larmes
de sourire en sourire
il se rapproche
du bonheur

Bases de l'éducation


On apprend aux chiens
à planquer leurs crocs
aux enfants
à rentrer leur langue
mais rarement
aux hommes
à fermer leur gueule

Peur de l'eau


Petit on saute
dans les flaques
plus tard on passe
entre les gouttes

Maintenir l'équilibre


Le ciel ne repose
que sur la cime 
des arbres
Pour ne pas
rompre l'équilibre
il arrive qu'un oiseau
se pose sur 
une branche
ou qu'un bûcheron
s'endorme

Dommage collatéral


L'éclat
de ton rire
dans mon rêve

La nuit s'est prise pour Pollock


La nuit s'emmêle
les pinceaux
l'aube se tâche
d'ombres et d'or

Parution - À la dérive n°6 - juillet 2015


Le sixième numéro de la revue À la dérive vient de paraître. Merci à l'ami Alain Giorgetti de m'y avoir fait une petite place. Au sommaire :

Julian Assange, Giuseppe Beccaria, W. T Beckford, Giacomo Casanova, Neal Cassady, Yves Chan You, S. T Coleridge, Dante, Gilles Deleuze, Frédéric Fiolof, Michel Foucault, Guillaume Fougerat, Antonio Gramsci, Anthony Hope, Alain Lavesne, Georges Markstein, Patrick McGoohan, Danièle Momont, Thomas More, Frédéric Muller, Abdel Wedoud Ould Cheikh, Ovide, Eric Pessan, Pascale Petit, Marcel Proust, Céline Righi, Raymond Roussel, Guillaume Siaudeau, Eric & Valérie Sourdieux, Hélène Sturm, A. de Tocqueville, Paul Verlaine, Jules Verne, Alias Villings, Voltaire...

C'est à lire ICI !

Laisser planer le doute


Militons pour que
les paroles en  l'air
deviennent 
des cerfs-volants

Une technique comme une autre

© Photo : Ramon Sopena

Je ne taille pas
mes poèmes
comme des diamants
mais plutôt
comme des bavettes

Au poil


Quand le soleil
caresse ma main
dans le sens
du poil

Retouches


Alors que les arbres
semblent trop occupés
à repeindre
l'herbe en noir
dans son coin
le monde
d'un fil d'air frais
nous raccommode
avec un lambeau
d'après-midi

Pleine saison


Toutes ces plages
allongées dans
les hommes