Un peu sadique sur les bords


J'aime la façon
qu'ont les toits
des immeubles
d'embrocher le ciel
J'aime tout ce bleu
qui coule
de son ventre
J'aime ces heures
interminables
qu'il met
à mourrir

Roulement


Elle ferme
ses yeux
dès qu'il ouvre
sa gueule

Travail d'équipe


La fatigue
nous assomme
les rêves
nous portent

Loin du chaos


Allongé
dans l'ombre de l'arbre
ton courage ne vaut
plus grand chose
C'est tout juste si
tu prends la peine
d'effacer ce sourire
qui te tient lieu
d'armure

Sans artifices


On dirait que
pour l'occasion le ciel
a mis sa plus belle robe
à la poubelle

Entretenir la flamme avec le bois






Merci à Pia Ribstein qui m'a fait la surprise de me contacter il y a quelques jours, pour me faire part d'un projet qu'elle vient de réaliser dans le cadre de son cours d'édition d'art à l'université de Bologne.
Il s'agit d'une édition illustrée avec des gravures sur bois, de mon poème "Entretenir la flamme". Touché par son travail et ce qu'elle a fait de mon tout petit poème de rien du tout.

Ce magnifique livre sera présenté lors d'un festival de poésie à Bologne et lors d'une exposition pour l'évènement "Arte libro" sur le thème "Gravure & littérature".
Pour en savoir plus sur le beau travail de Pia, c'est par ICI !

Blotti au fond du canapé


Le néant
c'est cette heure
déguisée en année
qui essaie parfois
de me faire peur
dans le salon

Les bonnes feuilles


Ce jeudi 14 mai, à 14h56 très précises (208ème chant du coq), je lirai quelques lignes de La dictature des ronces dans l'émission Les bonnes feuilles sur France Culture.

Suivis


Un pas
en avant
un coup d’œil
en arrière
ainsi va
la vie

TGV mag


Merci à François Perrin d'avoir retenu La dictature des ronces dans la sélection du TGV mag de ce mois de mai.

Tour de force


Cette nuit
dans le couloir
j'ai maintenu
ton sommeil
en équilibre
sur la pointe
de mes pieds

Une multitude d'éclairs


Quelle tristesse
Tout va
si vite
D'ailleurs
nous arrivons déjà
à la fin
de ce poème

Avec des pincettes

© photo : François Kollar

Surtout fais gaffe
de pas te blesser
en arrondissant
les angles

L'alchimiste


Comme chaque matin
voilà le vieux
seul sur sa chaise
de camping
devant chez lui
à regarder
les bagnoles défiler
Il prend
un peu de vent
un pleur d'enfant
le pneu crevé d'un type
qui râle de l'autre côté
de la route
ajoute enfin
le demi-sourire
parfaitement faux-cul
du voisin
mélange tout ça
Voilà un poil
d'adrénaline

Tempête reportée


En fin d'après-midi
sur la plus grande
flaque de la rue
un clapotis téméraire
a reçu la réponse
du vent
C'est non

À la traîne


Parfois
c'est le vent
qui nous a
dans le dos

Le salon littéraire


Je réponds à quelques questions de Joseph Vebret, à propos de La dictature des ronces, sur Le salon Littéraire.

Combler les trous


Leur histoire
n'est que pluie
leur amour
un pied dans 
une chaussure trouée

Terre en vue


Nous accostons
chaque jour nouveau
avec la même fébrilité
la même incertitude
Cheveux en bataille
œil vitreux
bouches pendantes
chemises de nuit
et calbuts froissés
pour seules armures
Chaque heure
comme la promesse
d'une découverte

La dictature des ronces - France Culture


Les lève-tôt ou les couche-tard pourront m'écouter demain matin, jeudi 30 avril à 6h, dans l'émission "Un autre jour est possible" présentée par Tewfik Hakem sur France Culture. Nous y parlerons de la dictature des ronces. Pour les intéressés qui seront déjà couchés ou pas encore levés, un podcast devrait suivre...

Je vais devoir trouver une autre occupation


Je ne sais pas encore
à quoi ressemble
ce nuage
et le ciel
est en train
de le bouffer

Aux petits soins


Au fond
de l'appartement
le temps s'étire
une mouche
lui masse
le dos

Notre façon de devenir transparents


T'enflamme pas
notre insignifiance
est mère d'humilité
Nous ne sommes
que les ombres
de nos souvenirs

Il rampe encore


Cet après-midi là
tout seul 
au bord de l'ennui
il pensait
tuer le temps
mais il l'a
seulement blessé

Quelques mûres


Merci à Jérôme, qui a été faire un tour sur Sainte-Pélagie, et qui a trouvé quelques mûres dans mes ronces. C'est à lire ICI.

Interrupteur


Le premier rayon
fait basculer
tes paupières
et la ville recommence
à vibrer

Dans les pas


Parfois l'inspiration
pour éviter de se perdre
marche dans les pas
d'un pépiement d'oiseau

Rationner la joie


On pleure
pour économiser
des sourires