Lolcat


Sans doute
parce que
je les avais
en pelote
toute la journée
le chat a joué
avec mes nerfs

Mauvaise blague


Le jour s'éteint
le ciel s'allume
encore et encore 
Et nous passons 
nos vies
à chercher 
le môme qui joue 
avec l'interrupteur

Reprise de l'entraînement - Ce qui reste


Quelques poèmes aujourd'hui
sur l'excellente nouvelle revue en ligne 

Fais pas le con


Ne me
pince pas
je rêve

N'y vois aucune forme de fainéantise


La dernière chose
que je souhaite est de
donner l'impression
de passer mes journées
à ne rien foutre
et crois-moi
je n'y peux rien
si mes mains
se sentent
dans mes poches
comme mes yeux
dans les tiens

Poème à 4 inconnues


Aller d'un point A
à un point B
pour une raison
X ou Y

Publication - Plus d'appétit pour le néant - août 2014 - Éditions Inclinaison


Plus d'appétit pour le néant / Guillaume Siaudeau
Éditions Inclinaison
58 pages - Format 11cm x 18cm
3 euros (+ 1,50 de frais de port)

"Depuis quelques jours
un moineau
vient se poser
plusieurs fois par jour
sur la fenêtre de la cuisine
Nous nous observons puis
l’un de nous deux se barre
vaquer à ses occupations
et pour le moment
nul ne peut dire
lequel a le plus
besoin de l’autre"

Pour le commander, il suffit de m'envoyer un message privé, ou d'envoyer directement un chèque de 4,50 euros à l'ordre des éditions Inclinaison, à cette adresse : 

Editions Inclinaison
20 rue du Docteur Blanchard
30700 Uzès

Bon week-end !

Au bout du calvaire


À l'encre du jour
l'horizon tire un trait
sur la nuit

Derrière les coups


Ce type ne cogne pas
pour cogner
On voit bien que
ses baffes ne sont
que des caresses
qui manquent
de précision

Le plus coquet des poèmes


Poème 
avec 
du rouge
à lèvres

Trou de mémoire


C'est un vieux film dont
il a oublié le nom
dont il garde un souvenir
très vague
très flou
Comme le visage d'un ami
dans un rêve
ou un nuage trop rapide
pour être dessiné
Il se souvient brièvement
de quelques scènes
D'une histoire d'amour et
de quelques coups de poings
de quelques baisers et
de quelques jurons
d'une ou deux baffes
d'une ou deux chutes
d'une ou deux mains
bien placées
sur ses joues
Tout bien réfléchi
il commence à se demander
s'il ne confond pas avec
sa chienne de vie

De celles que le vent épouse

© photo : Brigitte Grignet

Rien ne ressemble plus
à la mélancolie
qu'une pesante solitude
courtisée par
le vent

Un agréable moment


Elle a pris
ma main
j'ai pris
mon pied

J'ai dû faire une erreur


Je serais bien
incapable de vous dire
lequel était le plus mauvais
du numéro ou
de l'interlocuteur

À l'ombre


Alors qu'un arbre
large et touffu
aurait parfaitement
fait l'affaire
elle s'est couchée
à l'ombre
d'un doute

Faire-part


Il arrive !
(d'ici quelques jours)

Une histoire de précision


Aujourd'hui marcher
demande plus d'efforts
penser plus d'idées
manger plus d'appétit
Chaque geste hésite
avec précision

Pour diverses raisons


Certains soirs
les soucis empêchent
nos paupières
de tomber
D'autres soirs
c'est l'éclat
des étoiles

Comme on promène son chien


Ici à flanc de colline
le vent promène
paroles en l'air
et mots plus hauts
que d'autres
Ce matin
il se balade avec
l'écho d'un juron

Cheval de Troie gigogne


Espérer que
ce qui nous ronge
de l'intérieur
se fait aussi
ronger de l'intérieur

Parution - 17 Secondes n°5 - juillet 2014


Le 5ème numéro de la revue 17 Secondes vient de paraître.

Au sommaire :
Adeline Duong, Agnès Cognée, Antonella Fiori, Aliénor Oval, Christophe Baranger, Colette Daviles Estinès, Alexandra Belin, Irène Duboeuf, Elodie Agnesotti, Sophie Nicol, Frédéric Altier, Anne Solange Gaulier, Guillaume Decourt, Jon Ho, Guillaume Siaudeau, Nathalia Yourikova, Morgan Riet, Pascal Batard, Gabrielle Burel, Marlène Tissot, Jérôme Pergolesi, Perrin Langda, Pétrouchka, Gaël Pietquin, Sophie Lagal, Ghislaine Lejard, Stephane Poirier, Wiliam Walter, Claire Gondor, Patrick Beaucamps.

Pour lire ce nouveau numéro en ligne, c'est par ICI
Pour accéder au site de la revue, c'est par

En un clin d'œil


La mer est moins
agitée dans tes yeux
les mouettes sont
plus petites
les vagues dérisoires
les distances abordables
toutes les ombres noyées
les falaises complexées
les tempêtes balayées
en un clin d'œil

Main verte


Je pique
du nez
il pousse
un rêve

La grande bouffe


Il est des 
arbres généalogiques
comme des
chaînes alimentaires

La maîtrise


C'est comme
colorier sans dépasser
ou découper en suivant
les pointillés
Il faut faire preuve
d'une certaine application
pour apprécier
le jour qui se lève
à sa juste valeur

Réglez vos sonotones


Les vacarmes d'été
ont quelque chose 
à voir avec 
les longs silences d'hiver

Pas d'autre solution


De temps à autre
il faut
emmener un poème
à l'abattoir
pour le mettre
en morceaux
n'en garder
que la chair