Rien n'est jamais perdu


Y a qu'à voir
l'ombre d'un oiseau
transpercer celle
d'un immeuble

No smoking


Au bout d'un moment
la brume se dissipe
et le jour
écrase sa clope

Choc frontal


Ce poème est issu
du choc frontal entre
un éternuement
débarquant sans prévenir
du bout de la rue
et un manque d'inspiration

Soleil de carte postale


Rien d'autre à ajouter
s'exclame le coucher de soleil
au touristes
qui sont venus
demander des comptes
à la lumière

Main dans la main


À croire que
chance et emmerdes
passent leur temps
à se tenir la main
la même journée
elle a
perdu la raison et
retrouvé le sourire

Radio Méduse #1



J'mets les voiles une semaine, je laisse la radio allumée et j'ai programmé une petite playlist pour les touristes de passage... À très bientôt !

Retrouvailles


Après une interminable nuit
loin l'un de l'autre
Dans mes bras
s'exclame la chaîne
de montagne
au petit village encaissé

Publication - Tartes aux pommes et fin du monde - 13 août 2015 - Pocket


"Nous avons tous les trois essayé de secouer Bobby mais ça ne faisait que brasser un peu de poussière et recouvrir ses poils de sable rouge. Ma sœur et moi avons insisté auprès de papa pour mettre Bobby dans le coffre de la voiture et rentrer l'enterrer au fond du jardin. Négatif. Papa a dit que ça ne servait à rien, que Bobby était parti au paradis des chiens.
Alors il a pris Bobby dans ses bras, s'est approché du bord, et l'a jeté du haut de la falaise en murmurant "Maintenant envole-toi, Bobby". Non seulement Bobby ne s'est pas envolé, mais il s'est écrasé en bas à une vitesse impressionnante. Papa aurait pourtant dû savoir que Bobby ne savait pas voler."

TARTES AUX POMMES ET FIN DU MONDE
Pocket / 13 Août 2015
Collection(s) Romans français
120 pages
Format 108 x 177 mm
EAN 9782266248747
5,30 euros

Aujourd'hui mes tartes aux pommes se refont une jeunesse, et je suis heureux de vous annoncer sa réédition au format poche chez Pocket
Paraît également ce 13 août chez Pocket, "Les fuyants" de l'ami Arnaud Dudek.
L'été s'ra chaud, qu'ils disaient...

Réglé au millimètre


Ombres diffuses
lumière éthérée
délicat frottement
de l'air
sur les tempes
petits courants d'air
battant la mesure
à l'unisson
nous sommes
les seules
fausses notes

Le con dans un coin du restaurant


Le QI d'une huître
mais envahissant comme
le plateau
de fruits de mer

Scène de crime


Deux ombres insouciantes
traversent l'après-midi
la nuit les rattrape
et les assassine
1 milliard d'étoiles
se tiennent prêtes
à témoigner

Rien de plus


La brume
s'écarte enfin
Quelques feuilles tremblotantes
l'ombre d'un chat
mort ou endormi
un convoi désordonné
de chenilles processionnaires
la musique lente et familière
d'un jour qui recommence
Voilà tout ce que
l'aube cachait
dans ses mains

Faut finir

© Photo : Robert Byron

C'est une nouvelle
dure à digérer
Il en reprend
un peu quand même

Un peu de poésie dans les bouchons


Merci à Joachim Boitrelle de la librairie La Procure à Reims, pour ce qu'il dit de La dictature des ronces sur le 107.7. À déguster sans modération entre un sandwich en triangle et un pot d'échappement qui crache ses poumons ! (J'ai dû virer le fichier audio car cela déconnait, en espérant que vous pourrez tomber sur la chronique par hasard sur la route des vacances...)

À combien vous la faites ?


Dommage qu'ils n'indiquent
pas les prix sur
les petites attentions
on n'ose
jamais demander

Pour la forme


Deux nuages
regardent les gens
traverser le parc
Regarde celui-ci
on dirait une éclaircie
Et celui-là
juste à gauche
une giboulée
de mars

15 degrés


Tous sourires déployés
et gonflés d'insouciance
les voilà qui plongent
dans leurs souvenirs
finalement 
bien plus froids
que prévu

Un de plus


Ils sont déjà
tout un régiment
dans sa tête
et soudain
on frappe
à la porte

Crois-moi ne me crois pas


Il a les yeux
qui disent
Si je peux
te donner
un conseil
c'est de ne pas
écouter les miens

Véreux


L'été est un fruit
dans lequel grouillent
légions de souvenirs

Rompre le silence


6h
dans la petite rue
en bas
un ange passe
Une meute
de yorkshires
se jette dessus