En rentrant

 

Sur le chemin

du retour

laqué de vent

et de soleil

un souvenir gesticulant

et souriant

sur les épaules

Maladresse

 


Ce matin

tout ce que je 

ne touche pas

se transforme 

en or

Tir à la corde

 


On tient

le bon bout

Qui tient

le mauvais

Une demi-seconde

 


C'est bien suffisant pour

cligner des yeux et

ranger un rêve

Tiens

 


Tiens-moi ça

le temps que

Tiens-moi 

le temps que

Tiens

le temps que

Rien

tu m'entends

rien

ne doit tomber

Bol d'air

 


Certaines respirations

nous déposent

un peu plus loin

Ponctuation

 

Le jour 

point

Mes convictions

virgulent

Poudre d'escampette

 

Il tombera

des cordes et 

nous les nouerons

ensemble et nous

nous échapperons

Copieux

 

Goûte la nuit

Reprends-en

Ne finis pas

si ça fait trop

Sans

 

Un jour

sans nom

un soleil

sans abri

une lumière

sans projets

l'horizon

sans habits

Au chevet de chacun

Satiété

 

Consume-moi 

sans modération

mange-moi

à ta faim

Des ronces

 

Quelques mots sur La dictature des ronces à lire ICI, Merci !

Suivre la piste

 

Glisser jusqu'aux
heures calmes
s'y frayer un chemin
longer le filet
de vent
qui relie l'été
à un frisson

Tout à la fois

 Je suis

à la fois

l'île déserte

et le cocktail

le livre

que j'emporterais

l'ami imaginaire et

la solitude

l'orage et

l'abri de fortune

les soirs bredouilles

et étoilés

les SOS dans le sable et

le bateau qui 

passe trop loin

l'avion qui 

vole trop haut

Je suis aussi

ta peau bronzée

et les requins

Un petit instant

Il fait doux

presque noir

Un fauteuil

pour les songes

Je longe 

le trottoir

aux lèvres un sourire

à peine perceptible

chargé de murmurer

à qui le décélerait

Un petit instant

c'est occupé

Et la santé ?


Bon pied
bon œil 
cherchant chaussure
à sa taille
et monocle
à sa vue

C'est reparti


On y retourne pourtant
l'air de rien
cœur léger de savoir
que les plus beaux souvenirs
ne prennent jamais
de vacances

Lectures d'été


Lundi est dans la sélection des lectures d'été Femina ICI, merci à Agathe ! Quant à moi, je disparais une petite semaine. Bel été et tout, à très vite...

La même


Petite nuit
une fois de plus
te revoilà indemne 
si douce avec
nos silhouettes
impitoyable avec
nos certitudes

Partisan du mauvais temps


Il fait si gris
on jurerait
qu'il fait bleu

En fumée


Tu partages
avec l'aube 
la façon
de disparaître
en emportant
3 couleurs
2 ritournelles et
quelques miettes
de moi

Tout petit


Range-moi
entre 2 rêves
je ne prends pas
beaucoup de place

Échappée belle


Mains en l'air
dit le jour
et nous le traversons
en courant 

On nous cache des choses


Ce qui ne
nous tue pas
nous rend plus fort
d'accord
mais alors comment 
ça se passe avec
ce qui nous tue

Suis-moi


Ne t'en fais pas
Si les choses
tournent mal
je serai l'insulte
et toi le point
d'exclamation

Minimiser les risques


Pile
je me rendors
Face
je relance la pièce 

Appelez-moi le patron


Un poil
de lumière
dans la soupe
du jour